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Par Julian Morgan,
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Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été fasciné par la photographie. J’ai consacré une bonne partie de ma vie à cette activité, qui consiste à enregistrer une vue dans la lumière la plus favorable et selon le meilleur angle, en le combinant avec mon autre passion, la visite des sites antiques. Rien ne vaut la satisfaction d’obtenir une photo de très bonne qualité, et prise dans un endroit merveilleux. Heureux homme que celui qui fait tout cela au nom de son travail ! Au cours des dernières années, je me suis construit un système d’archivage contenant environ 10,000 images, à partir desquelles je peux élaborer des collections appropriées à divers sujets. Les images sont des diapositives traditionnelles, même si beaucoup d’entre elles sont aussi numérisées sur CD ROM. J’étais très enthousiaste lorsque, il y a dix ans, j’ai découvert que l’on pouvait numériser une sélection d’images, mais aujourd’hui, je numérise toutes mes diapositives de manière automatique, au moment du développement. Le faire soi-même est si fastidieux ! Une base de donnée ainsi qu’un système d’indexation, installés sur mon ordinateur, facilitent la récupération d’articles au moyen d’un mot clé, de sorte que, si j’ai besoin d’une photo sur quelque sujet que ce soit, je la retrouve généralement en très peu de temps. L’inconvénient d’un loisir comme celui-ci en est le coût élevé. L’équipement (appareils photos, objectifs, scanner de diapositives) est extrêmement onéreux. Le prix des pellicules et le coût exorbitant de leur développement fournissent un bon argument en faveur de la numérisation (à ce sujet, lisez la pratique pédagogique de Marc Knecht sur PowerPoint). J’ai résisté longtemps, car je pensais que je pourrais toujours réussir des photos de qualité en demeurant fidèle à mes méthodes démodées et en consacrant du temps à la manipulation des images sur ordinateur. L’écart en termes de qualité s’étant néanmoins resserré, j’ai fini par sentir que le changement devenait inévitable. En dépit de ma capitulation tardive, je demeure convaincu qu’utiliser un bon appareil photo conventionnel, et faire numériser les images ainsi obtenues, donne un résultat de très haute qualité. J’ai omis de mentionner les dépenses liées aux visites de sites, et Dieu sait si j’en ai visité au cours de ces dernières années ! La construction d’un système d’archives photographiques est un travail en partie sentimental, de sorte que j’ai dû me forcer un peu pour réfléchir à la meilleure façon de l’utiliser. Au Royaume-Uni beaucoup d’élèves âgés de 16 ans sont tenus de remettre des devoirs dans le cadre du contrôle continu comptant pour le GCSE (brevet des collèges). Il a toujours été difficile de les amener à commencer par le bon bout, en termes de documents pris à la source qu’ils ont l’obligation d’inclure à leurs devoirs. De nos jours cependant, c’est devenu plus facile dans la mesure où j’ai élaboré plusieurs collections d’images spécifiquement adaptées. Les CD de photographies, intitulés Rome, ROMANA, Hellenika et Hispania contiennent chacun environ 1000 images que les élèves peuvent intégrer à leur travail. Les élèves peuvent utiliser la fonction « Rechercher», sur leur logiciel de traitement de texte, pour accéder au contenu d’images qui sont numérisées en haute résolution, et qui contribuent à mettre en valeur leurs productions. Je rechigne toujours à autoriser les élèves à inclure des documents qu’ils auront trouvés sur Internet, et cela, pour trois raisons distinctes. La première de ces raisons concerne les questions liées aux droits d’auteur, à l’utilisation de données sans autorisation et à la provenance parfois douteuse de ces données. La seconde raison est que la qualité des images disponibles sur Internet est souvent très médiocre : la plupart des images sont de faible résolution et ne ressemblent à rien une fois imprimés. La troisième raison, enfin, tient au fait que les légendes étant souvent inexactes ou incomplètes, les élèves manquent d’informations sur ce qu’ils ont trouvé, ce qui implique que je ne sois pas en mesure de valoriser leurs efforts en termes d’insertion d’illustrations dans la note finale. Les CD de photos que j’ai réalisés devraient permettre de contourner ces écueils, et j’ai remarqué que les élèves passent beaucoup moins de temps à rassembler des documents qui sont par ailleurs de qualité bien supérieure et plus appropriés qu’ils ne l’étaient auparavant. Un échantillon d’images sur divers sites antiques est posté sur ce site. Merci de bien vouloir lire les clauses de droits d’auteurs sur les fichiers ReadMe inclus : des droits d’auteurs minimes devront être acquittés. |